Le Centre de Sculpture Romane propose plusieurs fois par an des expositions temporaires variées dans une salle d’exposition spacieuse.

L’exposition temporaire « CORREFOCS » Créatures nocturnes & bestiaire ardent. 

par Greg CALVACHE, photographe.  

Du 8 octobre 2026 au 5 janvier 2026

 

EXTRAIT DE LA PRÉFACE DU LIVRE CORREFOCS par Céline Fischer

« Quand il capture des paysages avec sa chambre photographique, sa photographie est sobre et élégante. Son regard aiguisé offre des cadrages soignés, une géométrie parfaite. À contrario, lorsqu’il choisit de shooter les musiciens de la scène underground ou « les colles » d’un correfoc, son Nikon F au poignet, il dérobe alors avec agilité les brefs moments de vie que nous pensions insaisissables et fait le choix de cadrages bousculés, de flous ou de contre-jours. Maîtrisant sa technique photographique du bout des doigts, il sait ce qu’il veut obtenir sans jamais négliger sa sensibilité de photographe.
Ce n’est pas au hasard que Greg fait le choix ici de photographies en noir & blanc. Elles nous conduisent dans une réalité parallèle où la couleur n’existe pas. C’est un combat acharné entre ombres et lumières révélant spectres, diables espiègles et bestiaire de créatures oubliées. Baigné dans cette ambiance enfumée, Correfocs nous dévoile un panel de personnages oniriques, qui ne viennent que pour nous faire vibrer et danser, sous une pluie de feu… »

Céline Fischer
Présidente du collectif Microprismes

Quelques mots sur l’artiste …

Né en France dans la ville de Lyon en 1977, Greg Calvache et sa famille s’installent en 1990 dans la province de Gérone, en Catalogne, où il vit jusqu’en 2000. Ces jeunes années passées dans le nord de la Péninsule Ibérique le sensibilise à une autre lumière, ouvre son esprit à de nouvelles cultures. Il y rencontre des artistes peintres comme Ricard Jordà et Josep Malats qui font partie de l’entourage de sa famille. La découverte de leurs ateliers, remplis d’oeuvres en devenir, de sculptures et de tableaux, ces moments passés en leur compagnie, laisse une marque indélébile chez le jeune Greg.

Par la suite il s’établit à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, département dans lequel il réside toujours. Après des études universitaires en langue puis en sociologie, c’est en 2008 qu’il commence à appréhender la photographie, medium pour lequel il se passionne absolument.

Greg est l’un des six membres fondateurs du collectif Microprismes, créé en 2019. Il a participé à de nombreuses expositions et est l’auteur du livre CORREFOCS, paru aux éditions Corridor Éléphant en 2024.
Il est sollicité pour présenter une de ses photographies lors de l’exposition Picasso à la mer, dans le cadre du dispositif PICASSO MÉDITERRANÉE 2017-2019 organisé par le musée Picasso de Paris. Il y expose parmi les oeuvres de Pablo Picasso, Robert Capa et May Ray.

Il anime quelques conférences autour de la photographie, notamment lors d’une exposition de Carlos Barantes, qui le rejoindra lors de cette enrichissante conversation avec le public. Il est aussi invité à exposer sa série ELEMENTS en octobre 2024 à Marrakech, lors du festival international «Les Rencontres De La Photographie Marrakech» avec Selma Naguib de la galerie ART FIRST comme commissaire d’exposition..

Greg est représenté au Japon par Takuma Yoshikura, directeur de la Gallery IND. à Osaka ou il expose ses photographies, soutenu par l’Institut Français – Ambassade de France au Japon.

Note d’intention de Greg Calvache

Ayant vécu en Catalogne pendant plus de dix ans, je suis inlassablement attiré par ce qui s’y passe. C’est en 2014 que je décide de photographier un correfoc pour la première fois, sans approche particulière du sujet.

C’est en développant les premières photographies de cette série que certaines images ont commencé à dessiner les contours de ce travail, le noir et blanc s’imposant étrangement. Il ne s’agit pas de documenter, mais d’en révéler des aspects plus personnels, de plonger dans un imaginaire empreint de mystère, de créatures nocturnes, entre ombre et lumière. Car c’est peut-être de cela dont il s’agit, un étrange jeu dont le but est de réconcilier notre part de noirceur avec notre lumière.

J’ai vécu ces correfocs avec passion, photographiant cet ardent bestiaire comme je le pouvais, pris dans la cohue, mon vieux Nikon au poing. Et si quelques brûlures marquent encore mes chairs, qu’importe, j’ai dansé avec le diable, échappé aux flammes de dragons et approché la célèbre Rigoberta, la géante au sein nu.